Animal en voiture : ne prenez aucun risque

Voyager avec son animal de compagnie peut sembler sympathique au premier abord. Mais ce n’est pas sans risque, pour l’animal comme pour les passagers. Alors, prenez les devants avant de prendre le volant !

chien en voitureCertes, dans un premier temps, la perspective d’avoir un peu de compagnie durant le voyage vous paraîtra bien sympathique : le ronronnement du matou pour accompagner celui du moteur, la tête du toutou nonchalamment posée sur votre genou, le chant du canari pour remplacer l’autoradio ou la conversation du perroquet pour éviter de passer par BlaBlaCar…

Mais bien vite, vous risquez d’expérimenter ce que tout conducteur essaye habituellement d’éviter : concentration altérée par le gigotement du chien, agacement lié aux miaulements du chat, stress à l’idée de voir l’animal s’échapper et bien d’autres « joyeusetés »… bref, un animal en voiture, ce n’est pas forcément une partie de plaisir !

Un animal peut se transformer en projectile d’une tonne

Rappelons que si le code de la route ne s’intéresse pas spécifiquement à la « condition animale », il est stricte quand à la sécurité du conducteur et de ses passagers, quels qu’ils soient.

Article R412-6

-Tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d’exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent. Ses possibilités de mouvement et son champ de vision ne doivent pas être réduits par le nombre ou la position des passagers, par les objets transportés ou par l’apposition d’objets non transparents sur les vitres.

Votre animal ne doit donc ni vous gêner dans les manœuvres, ni se retrouver dans votre champ de vision ! En outre, un animal en liberté dans l’habitacle est un véritable danger pour le conducteur et ses passagers en cas de collision. Ainsi, un King Charles de 10 kg se transformera en un projectile de 250 kg (1) et un chien de 35 kg montera jusqu’à une tonne (2) ! Comme les autres passagers, les animaux de compagnie doivent donc être attachés solidement.

 

Les chats resteront dans leur caisson fermé, bien calé sur le planché entre les sièges. Si vous posez le caisson sur la banquette arrière ou à la place du passager, veillez à l’attacher solidement pour éviter qu’il ne virevolte en cas d’accident.

Voyager en sécurité

Idéalement, il faudrait également faire voyager un chien dans une caisse de transport adaptée, installée dans le coffre de votre véhicule si c’est un break ou très solidement attaché dans l’habitacle s’il s’agit d’une berline. Il existe d’autres alternatives comme le harnais ou la laisse de sécurité, ou comme la barrière de sécurité de coffre. Mais d’après des crash tests, ces accessoires risquent de ne pas résister aux chocs violents (2).

Attacher ou enfermer un animal n’est pas chose facile. Il risque de mal le vivre et de miauler ou aboyer constamment. C’est pour cela qu’il faut habituer très tôt nos petites bêtes à prendre la voiture.

Faire des pauses

N’oubliez pas également de faire des pauses régulières, pour que l’animal puisse se soulager et boire un peu. Sortez l’animal de la voiture pour qu’il puisse se détendre, toujours en laisse, que ce soit un chat ou un chien. Evitez cependant de le nourrir, sauf si le transport est particulièrement long, car le malaise aidant, votre animal pourrait vite retapisser votre habitacle, ce que vous ne souhaitez assurément pas ! Le dernier repas doit avoir été pris 12 heures avant le voyage ou la veille au soir, selon la SPA (3).

Enfin, sachez que si vous allez à l’étranger, il pourra être nécessaire de fournir certains papiers : certificat de vaccination, passeports européens… renseignez-vous bien avant de partir !

 

(1) source Educanin

(2) source Prévention routière

(3) source SPA Strasbourg