Peugeot sort ses griffes : l’histoire d’une incroyable saga

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L’image d’un Lion dormant tranquillement dans la savane ne sied décidément pas à Peugeot, malgré le logo que l’entreprise arbore ! Le rachat d’Opel l’été dernier marque une nouvelle étape dans l’histoire de cette affaire familiale, depuis sa création en 1810. Découvrez cette épopée et vous regarderez peut-être un peu différemment votre voiture Peugeot ou Citroën lors du prochain contrôle technique.

A ses débuts, l’entreprise familiale Peugeot produisait… des moulins de table. Ceux-ci sont encore commercialisés, dans leur forme la plus moderne, par la société PSP Peugeot. Mais l’affaire qui nous intéresse ici, c’est celle née d’une dissension entre Armand Peugeot et le reste de sa famille, en 1896, et qui va aboutir à la création de la « Société Anonyme des Automobiles Peugeot ». Si le fondateur avait présenté dès 1889 un tricycle à vapeur signé Peugeot, l’histoire commence vraiment deux ans plus tard avec la première voiture au monde à être fabriquée en série : la type 3.

L’emblématique usine de Sochaux

Après la séparation des activités sidérurgiques traditionnelles et de celles de l’automobile, la production de masse peut commencer dès 1912, avec la création de la fameuse usine de Sochaux, qui est encore aujourd’hui la plus ancienne usine automobile encore en activité dans le monde. Le premier gros succès de Peugeot arrivera au bout de quelques années, avec la 201, qui passera sans difficulté les années noires de la crise de 1929. Peugeot peut alors se targuer de fournir un bon quart du parc automobile Français.

Les premiers grands succès de Peugeot : un tournant dans l’histoire de la marque

Après des années sombres, liées à la réquisition des usines Peugeot pour participer à l’effort de guerre de l’Allemagne nazie, Peugeot renoue avec le succès en lançant la 203, première voiture monocoque, alors produite à plus d’un demi-million d’exemplaires. S’ensuit la fameuse 403, rendue célèbre dans le monde entier par… l’inspecteur Columbo !

Mais c’est après quelques décennies un peu mornes qu’une nouvelle impulsion permettra à Peugeot, devenu entre-temps « PSA », de dynamiser son offre. En 1976, le lion avale les chevrons de Citroën et les deux marques fusionnent en un seul groupe. Insatiable, le groupe rachètera également Chrystler / Talbot en 1978. De quoi préparer la nouvelle décennie qui s’annonce avec le lancement de nouveaux modèles devenus emblématiques, à commencer par la 205.

La 205, quel sacré numéro !

Quel « sacré numéro », comme le clamait la publicité de l’époque ! Non contente d’être la voiture la plus vendue en France, elle sera également la plus exportée, portée notamment par ses deux victoires au Championnat du monde des rallyes et deux autres au Paris-Dakar.

Les années 90 se profilent comme une période de consolidation des acquis avec l’apparition des 206 et 307 dans la gamme des citadines, pour la première, et des moyennes compactes, pour la seconde. C’est aussi le temps de la  diversification avec le lancement des 3008, 4008 et 5008, respectivement crossover, SUV et monospace compact de la marque.

Opel dans le giron du Lion

Mais en 2012, deux ans après la célébration de son bicentenaire, le groupe PSA affiche des pertes colossales de 5 milliards d’euros. Après une période d’inquiétude et de tensions, la famille accepte l’entrée de l’Etat et du groupe chinois Donfeng à hauteur de 14% chacun dans le capital. Depuis, les comptes et les ambitions se sont redressées et Peugeot doit à présent relever le défi de l’international avec l’acquisition d’Opel, histoire de taquiner les autres marques allemandes plus appréciées en dehors de nos frontières. Jugées parfois trop lisses, malgré leur fiabilité et leur confort, les Peugeot cherchent un nouveau souffle, notamment avec l’électrique iOn produit avec Mitsubishi et Citroën ou encore avec la 3008 Hybrid4.

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