Contrôle technique auto : ce qui va changer dès 2018

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Nicolas Bouvier, président de DEKRA Automotive vient de signer une tribune dans l’Argus. Il y détaille les évolutions du contrôle technique périodique, applicables dès l’année prochaine.

« Cela faisait plus de vingt ans que la mesure de pollution du contrôle technique n’avait pas évolué », nous rappelle Nicolas Bouvier. Mais dès mai 2018, cette mesure s’effectuera à partir des valeurs d’homologation des véhicules et deviendra ainsi plus précise et pertinente. De quoi rassurer l’automobiliste, échaudé par le dieselgate qui a touché certains modèles automobiles. En 2019, la mesure des gaz NOx devrait également faire son apparition, si le ministère concerné avalise les expérimentations qui viennent de se terminer.

Une nouveauté : le défaut critique

Le nouveau contrôle technique va également introduire la notion de défaut critique. Il regroupe des anomalies d’une gravité telle, qu’il serait dangereux de remettre le véhicule en circulation. La seule possibilité de reprendre le volant sera de passer par un garagiste pour faire corriger immédiatement l’objet litigieux. En outre, 451 points de contrôle pourront faire l’objet de contre-visites, notamment dans les cas où les défauts constatés sont classifiés comme étant majeurs ou critiques.

Une expertise toujours plus exigeante

Les véhicules devenant de plus en plus complexes, à force d’innovations technologiques et d’évolutions mécaniques, le contrôle technique voit son niveau d’expertise augmenter significativement. Les conditions d’accession au métier de contrôleur sont donc revues à la hausse et il faudra bientôt détenir un bac pro mécanique là où un CAP était jusque-là suffisant. En outre, le contrôleur devra avoir complété ses études par 315 heures de formation au contrôle technique, contre 175 actuellement.

Défendre le consommateur

Nicolas Bouvier rappelle également le bon accueil qu’avait reçu le rapport de Delphine Batho sur l’industrie automobile, sorti en octobre 2016. 10 mesures y sont détaillées pour améliorer la protection du consommateur, notamment par la traçabilité du kilométrage des véhicules et par une plus large communication des résultats du contrôle. Un renforcement du contrôle technique, qui va dans le sens des objectifs de l’Europe en matière de sécurité routière, avec en ligne de mire la réduction de moitié le nombre de tués d’ici 2020.

Lire la tribune complète : « Le contrôle technique fait sa mue », de Nicolas Bouvier, Président de DEKRA Automotive