L’autopartage, une tendance durable ?

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Le développement de l’autopartage marque une étape importante dans l’évolution du transport individuel. En effet, posséder un véhicule ne semble plus être une priorité pour les consommateurs, qui désirent de plus en plus avoir accès à la mobilité à moindre coût et sans contrainte. Alors, doit-on anticiper la fin de la voiture ? Bien au contraire.

L’autopartage, symbole des nouveaux usages à prendre en compte

Créé en décembre 2011, le programme Autolib’ compte près de 1 750 véhicules électriques en libre-service dans Paris. En 2013, la flotte devrait atteindre 3 000 voitures, réparties dans plus de 1 000 stations, pour plus de 5 000 bornes de charge. Le service a aujourd’hui le projet de s’exporter dans plusieurs villes françaises, comme Lyon par exemple.

Parallèlement, le succès du covoiturage et l’essor des sites Internet proposant de mettre en relation conducteurs et passagers témoigne bien du changement d’attitude actuel. Si posséder son propre véhicule reste un signe d’indépendance et de reconnaissance sociale, cette idée semble de plus en plus dépassée. Lassés de posséder un véhicule de plus en plus difficile à garer, les citadins cherchent aussi à économiser les coûts d’entretien et d’assurance qui leur semblent toujours trop élevés. Enfin, l’argument environnemental fait mouche auprès de populations de plus en plus concernées par l’écologie et les changements climatiques.

La réponse de l’industrie automobile

Face à ces nouveaux usages, les constructeurs ne sont pas en reste et ripostent en adaptant leur offre. Déployée dans le cadre du programme Autolib’, la Bluecar du groupe Bolloré sera bientôt commercialisée. Véritable symbole de l’autopartage en France, ce véhicule parviendra-t-il à séduire de futurs acquéreurs ? Difficile à dire.

De son côté, Renault teste actuellement en région parisienne un programme de partage de véhicules électriques baptisé Twizy Way. Limité à une partie des Yvelines, ce test doit permettre au constructeur d’ évaluer l’intérêt d’un système présenté comme étant 100% flexible et adapté aux courts déplacements urbains.

Les constructeurs tentent donc de suivre les mutations du marché en partant d’un constat simple : une voiture partagée étant utilisée plus souvent, celle-ci doit être contrôlée et remplacée plus régulièrement. Dans un contexte morose, cette nouvelle tendance pourrait donc s’installer durablement et devenir une opportunité de croissance intéressante pour les acteurs de l’industrie. Une chose est sûre : si l’utilisation des véhicules peut évoluer, la sécurité demeurera toujours essentielle. DEKRA  poursuivra donc sa mission de service public avec la même rigueur.