Les français qui ont marqué le sport automobile

Dix ans plus tard ! La France va accueillir, de nouveau, un grand prix de Formule 1 en 2018. Le Grand Prix de France se tiendra dans le Var sur le circuit Paul-Ricard du Castellet comme aux heures les plus glorieuses de la Formule 1. D’ailleurs, la France a toujours eu des pilotes portant tout en haut du podium le drapeau bleu-blanc-rouge. Rétrospective sur ces pilotes d’hier et d’aujourd’hui.

Alain Prost

Alain Prost, alias Le Professeur, est un des plus grands pilotes de l’histoire de la Formule 1. Son ascension fulgurante l’a menée jusqu’au sommet mais tout part d’une coïncidence. À ses 14 ans, alors en vacances, il découvre le karting sur un parking d’Antibes. Remportant sa première course avec un bras dans le plâtre, le gamin de Saint-Chamond se découvre une vocation. Enchaînant les petits boulots dans l’entreprise familiale, il peut s’offrir son premier karting et assouvir sa passion. Avant de briller dans la catégorie reine, il fit ses armes en Formule 3. Remportant le grand prix de Monaco, il obtient son billet pour la Formule 1 à partir de 1980. S’ensuivent ses 4 titres de champion du monde (1985, 1986, 1989, 1993), ses 51 victoires, ses 106 podiums, sa rivalité historique avec Ayrton Senna … Depuis, il a quitté l’asphalte des circuits de Formule 1 pour la neige du Trophée Andros.

Sébastien Loeb

À lui tout seul, il a détrôné Colin McRae du coeur des amoureux de rallye et, en l’espace de 10 ans, est devenu le plus grand pilote de rallye de tous les temps. Sébastien Loeb, nonuple champion du monde de la discipline reine, n’est pas monsieur tout le monde. En plus d’une armoire à trophées remplie, il a inculqué à sa génération et aux suivantes une nouvelle façon de conduire. La voiture glissant constamment dans les virages ? Très peu pour l’alsacien qui considérait, à juste titre, que le pilote perdait trop de secondes. Plus académique et surtout moins impressionnant pour le spectateur néophyte, sa conduite consistait à adopter une trajectoire droite dans les virages en freinant un minimum. Cette conduite, plus traditionnelle dans le sport automobile, lui permet de conduire sur d’autres circuits aujourd’hui. Des courses de rues au record de Pikes Peak, impossible n’est pas français !

Sébastien Ogier

Place à la relève ! Les quatre victoires au championnat du monde des rallyes de Sébastien Ogier surviennent à la retraite de son aîné dans la catégorie reine, Sébastien Loeb. Le natif de Gap a grandi dans son ombre, faisant ses armes, manquant même de patience à certains moments. Désormais, c’est lui le roi dans son domaine. Il écrase ses adversaires à bord de sa Polo ne leur laissant que des miettes. Fait insolite pour une écurie championne en titre, Volkswagen se retire du WRC à la fin de la saison 2016. C’est dans la peau du champion qu’il cherche une nouvelle équipe pour la prochaine saison.

Jacques Laffite

Les plus jeunes l’ont connu consultant. Les plus anciens se souviennent de lui comme d’un pilote plein de promesses durant toute sa carrière. Jacques Laffite était un vétéran avant même d’avoir commencé. Débutant sa carrière en Formule 1 en 1976, il a déjà 33 ans. Lors de son année de rookie, il aura tout de même suivi de près le combat épique pour le titre de champion de monde entre James Hunt et Niki Lauda. Terminant 4ème du championnat du monde 3 saisons de suite, il a couru la plupart de ses courses sous l’écurie Ligier. Jacques Laffite a transmis sa passion du sport automobile à sa fille Margot Laffite, officiant en tant que journaliste F1 sur les plateaux de Canal+.

Jean Alesi

Souvent bien placé mais jamais bien classé ! Ainsi se résume la carrière de Jean Alesi, pilote de Formule 1 qui n’obtient qu’une seule victoire en course. Grand ami d’Alain Prost, l’homme originaire de Montfavet a couru pour Ferrari 5 saisons durant. Sur ses 201 grands prix disputés en carrière, il a dû abandonner 87 fois. Trop pour être une simple coïncidence. Il est rentré dans le cœur des français pour cela aussi, son côté beau perdant.