Contrôle technique 2017 : l’OBD soumis à la contre-visite

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Nouvelle réglementation 2017 : le système de diagnostic embarqué (OBD) peut être un motif de contre-visite

Depuis le 1er janvier 2017, 2 nouveaux éléments peuvent être soumis à la contre-visite après un contrôle technique automobile : les vitres avant, si le taux de transmission de la lumière est inférieur à 70%, et le système de diagnostic embarqué (OBD), si le voyant moteur est allumé ou qu’une anomalie de fonctionnement est détectée par le lecteur utilisé dans le cadre du contrôle technique.

Qu’est-ce que l’OBD ?

L’ OBD (« On-Board Diagnostics ») est un système électronique qui détecte les défauts et les pannes du moteur liés aux émissions de gaz d’échappement, en analysant les différents paramètres issus des capteurs et calculateurs du véhicule. Il est présent sur les voitures à moteur thermique. Son intégration a été généralisée sur les véhicules construits à partir des années 2000.
La Californie a été le premier Etat à mettre en place des contrôles obligatoires de la pollution par diagnostic embarqué, dans le but de contrôler la pollution atmosphérique générée par le trafic routier de Los Angeles et San Francisco. Les OBD n’ont depuis cessé d’évoluer pour simplifier les procédures de contrôle des constructeurs et respecter les seuils d’émissions polluantes de plus en plus stricts imposés par les différents pays.
Il existe plusieurs normes OBD :

  • L’OBD ou OBD1 : la prise présente dans la voiture est la même pour tous, mais la lecture du diagnostic dépend des marques.
  • L’OBD2 lancé par les Etats-Unis en 1996 : il uniformise les protocoles de communication (contrairement à OBD1)
  • L’EOBD (« European OBD ») : il s’agit de l’OBD2 appliqué aux véhicules européens. L’EOBD a été instauré en même temps que la norme EURO3 sur les rejets polluants des véhicules. La norme EURO3 impose aussi la mise en place d’un voyant lumineux sur le tableau de bord.

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Depuis l’EURO3 et la directive européenne 98/69/EC, L’EOBD a été rendu obligatoire pour tous les véhicules essence depuis le 1er janvier 2002 et tous les véhicules légers diesel d’un PATC inférieur à 2.5 tonnes et de moins de 6 places depuis le 1er janvier 2004. Les autres véhicules sont concernés depuis le 1er janvier 2007.
Outre le contrôle de la pollution, l’OBD permet d’accéder à toutes sortes d’informations sur le fonctionnement du moteur et facilite l’entretien du véhicule.

Comment fonctionne l’OBD ?

Le système de diagnostic embarqué surveille constamment les éléments moteur agissant sur la pollution. Si le témoin de contrôle du système antipollution reste allumé après le démarrage, cela indique un dysfonctionnement du moteur.
Il est possible de connaître l’origine du problème en branchant un boîtier OBD à la prise de diagnostic située dans l’habitable du véhicule. Le conducteur ou le concessionnaire accède à plusieurs sortes d’informations en interrogeant les calculateurs électroniques de la voiture.

Contrôle technique et OBD

Depuis 2008, le contrôle technique vérifie l’état du témoin au tableau de bord par le branchement d’un lecteur sur la prise OBD, permettant de détecter une éventuelle anomalie de fonctionnement. En cas de défaillance constatée susceptible d’entrainer une hausse des émissions polluantes, un voyant orange s’allume (ou clignote) sur le tableau de bord.
Au 1er janvier 2017, l’allumage du témoin ou la détection par le lecteur OBD d’une anomalie dans le fonctionnement fait l’objet d’un défaut soumis à contre-visite.
En cas de défaut concernant l’OBD, le contrôleur technique vérifiera à nouveau le fonctionnement de l’OBD lors de la contre-visite et procédera à une mesure des émissions polluantes à l’échappement.

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