Les premières voitures avec la norme Euro 6C seront construites dès septembre !

Euro 6C ? C’est la nouvelle norme de contrôle des émissions polluantes qui sera applicable dès le mois de septembre (sauf dérogation). Depuis 1991, la norme Euro a pour objectif de réduire progressivement la pollution générée par nos véhicules. Quelles obligations les constructeurs doivent-ils respecter et quels sont les impacts pour les conducteurs ?

Depuis près de 25 ans, les constructeurs automobiles sont contraints de produire des voitures de moins en moins polluantes. Malgré ces normes strictes et les contrôles effectués, il y a parfois des « ratés », comme en témoigne l’affaire Volkswagen qui a défrayé la chronique en 2015.

Comment sont testées les voitures ?

Jusqu’à présent, les nouveaux modèles répondant aux normes Euro subissaient une batterie de tests basée sur le NEDC (New European Driving Cycle). Instauré en 1973, il consiste en une série d’accélérations et de décélérations réalisées sur un banc d’essai. L’affaire VW a démontré les limites de ce type de contrôle réalisé en laboratoire et qui laisse la porte ouverte aux petites tricheries : pneus surgonflés ou encore aérodynamisme amélioré en bouchant les entrées d’air du véhicule…

Dès septembre 2017, une nouvelle procédure sera mise en place : le WLTC (Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedure) est censé être le plus proche des conditions réelles de la conduite automobile.

Quelles émissions polluantes sont testées ?

Les émissions contrôlées sont les oxydes d’azote, monoxydes de carbone, particules fines et hydrocarbures. Les normes varient selon que votre voiture soit essence, GNL/GPL/GNV ou diesel. Il est par exemple toléré jusque 1.000 mg/km de monoxyde de carbone pour les voitures essence, mais deux fois moins pour les diesels. A l’inverse, les véhicules essence ne doivent émettre que 60 mg/km d’oxyde d’azote contre 80 pour les diesels.

Des valeurs qui ont drastiquement baissée depuis l’instauration de la norme Euro. Par exemple, Euro 1 et Euro 2 ne mesuraient pas l’oxyde d’azote lors de leur mise en application dans les années 90.

Si l’évolution de la norme Euro a un impact réel sur la technicité des automobiles proposées par les fabricants, les conducteurs sont également impactés. En effet, plus le véhicule sera ancien, plus il sera polluant et donc susceptible d’être interdit en ville (voir notre article sur Crit’air) et soumis à une prime d’assurance plus élevée.

 

 

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