Mini : êtes-vous plutôt « Old School » ou « sportive » ?

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Mignonne, charmante et avec de belles courbes pour certains. Immonde, laide et disproportionnée pour d’autres : une chose est sûre, la Mini divise autant qu’elle rassemble. Petit modèle mythique mit sur le marché à la fin des années 1950, cette voiture chargée d’histoire est loin d’avoir dit son dernier mot et de nouveaux modèles sortent régulièrement. Alors pourquoi la Mini séduit-elle encore au travers les âges et quel modèle choisir ?

La Mini, vous l’avez forcément croisée ! Garée au détour d’une ruelle ou en train de fendre l’air sur l’autoroute, peu importe la situation dans laquelle elle se trouve : il faut dire qu’elle arrive d’une manière ou d’une autre à capter votre regard. Et si ces « p’tits bouts » de carrosseries sont sûrement plus vieux que vous et moi (selon le modèle) c’est parce que leurs racines historiques sont aussi structurées que celle d’un chêne centenaire.

En 1956 et après la crise du canal de Suez, le pétrole est rationné. Les automobiles consomment énormément et c’est alors que Sir Leonard Lord, responsable de la British Motor Corporation (BMC), prend la décision d’affecter des équipes à la recherche d’un modèle qui consomme le moins possible. Il affecte alors le futur créateur de la Mini, Alec Issigonis, à la tête d’une petite équipe. La suite de l’histoire, vous la connaissez sûrement.

La légende en marche

Avec plusieurs idées révolutionnaires pour l’époque (des roues de 10 pouces uniquement, la propulsion et le moteur à l’avant, etc) la Mini arrive sur le marché en 1959 et se prépare pour une décennie qui deviendra celle de sa gloire : les années 1960. La concurrence est alors féroce entre les quelques modèles qui découpent et dominent le marché à savoir : la Fiat 500, la Coccinelle et la Dauphine. Mais plusieurs paramètres vont venir placer ce petit bout de ferraille au top des ventes. Ses performances dans les différentes courses de rallyes (et notamment celui de Monte-Carlo), les personnalités et autres peoples qui s’affichent sur ses douces banquettes en cuir ainsi que le nombre d’alternatives dans les modèles disponibles à la vente. On note à l’époque quatre modèles précis : un type break, la classique à deux portes, le « Wolseley Hornet » et son coffre agrandi et un dernier modèle avec extérieur en bois. Car s’il y a bien une qualité qu’il faut accorder à la Mini et qui explique sûrement en partie sa longévité, c’est bel et bien sa faculté d’adaptation.

Une marque aux mille visages

Car il faut dire qu’actuellement, les modèles de Mini sont légion et c’est également ce qui fait la force de la marque. D’ailleurs, dès les années 1970 un nouveau design est effectué et un modèle apparaît sous le nom de « Mini Clubman ». Le changement de design, de taille, de types de véhicule (en allant de la citadine au 4×4) est actuellement un des points forts de la marque, avec un éventail de possibilités incroyable. Cette inclinaison pour la métamorphose est même ancrée dans les rouages historiques de la voiture, et ce même avant l’ère BMW arrivée au début des années 2000. Une résurrection du modèle mythique (avec un moteur plus puissant) avait d’ailleurs été mis en place dans les années 1990, comme un coup de marketing pour venir appâter un public lassé par un trop plein d’originalité.

L’ère BMW

Aujourd’hui et depuis 2001, c’est BMW qui est en charge de la construction et la distribution des Mini. Ce qui en fait bien évidemment une voiture très fiable, moderne et parfaitement adaptée à la conduite contemporaine. Cependant, il est toujours amusant de voir que les premières courbes séduisent encore et que l’achat d’un modèle datant des années 1970 vous coutera peut-être le même prix qu’un modèle flambant neuf daté 2015. Evidemment, le confort ne sera pas le même mais si vous préférez l’élégance d’un style à l’ancienne et que vous souhaitez être l’un des derniers à posséder ce modèle de collection, l’hésitation sera de courte durée. Alors que dire d’autres si ce n’est que les goûts et les couleurs ne s’expliquent pas et que l’engouement des gens pour les courbes du modèle initial ne s’essoufflera que lorsque son heure arrivera. En attendant, la production continue et 2015 voit d’ailleurs arriver le modèle de Mini le plus puissant jamais créé. La Mini John Cooper Works se voit en effet dotée d’un moteur de 231ch, autant dire que son avenir s’annonce tout aussi radieux que son passé et que la petite citadine aux mille personnalités a encore de beaux jours devant elle.

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Pour les amateurs de collection, de belles carrosseries, de charmes et de charisme, votre choix se portera sans hésitation sur le modèle original commercialisé pour la première fois en 1959. Avec ses 848 centimètres cubes, ses 4 cylindres et ses mythiques jantes 10 pouces, elle saura vous redonner les sensations légères et inégalables des véhicules mythiques.

Ceux qui apprécient les voyages craqueront pour la Mini Clubman, la version break de notre Citadine préférée. Idéale pour les familles de 2 à 3 enfants, la place supplémentaire à l’arrière et le volume conséquent du coffre permettront un grand confort lors de vos déplacements. Mais il ne faut jamais attiser la bête et cette force tranquille sera tout de même capable de vous emmener de 0 à 100 kmh en 10,2 secondes : attachez vos ceintures !

Les plus férus d’aventures et de trekkings se tourneront quant à eux vers la « Countryman », le modèle SUV, parfait pour les ballades en montagne et les campings à l’improviste. Véritable machine de guerre tout terrain, elle vous permettra, avec ses 6 vitesses, de pousser la mécanique dans ses derniers retranchements.

Enfin, pour les amateurs de sensations fortes et de vitesses extrêmes, c’est vers le nouveau modèle « John Cooper Works » qu’il faut se diriger. Une puissance fiscale de 13 CV, une vitesse de pointe de 250km/h et une accélération qui permet de passer de 0 à 100 km/h en 6,1 secondes : autant dire que ce missile n’est pas là pour plaisanter. Attention cependant à effectuer vos meilleurs temps sur circuit et à garder une conduite responsable en dehors en respectant le code de la route.