Tu es jeune ? Oublie la voiture neuve !

Jeune et voiture neuve

Le cuir encore intact et la bonne odeur de voiture neuve… Un doux rêve que les jeunes conducteurs ne connaissent pas. L’enquête révélée par Les Echos est sans appel : l’achat d’une voiture neuve est devenu un luxe réservé aux seniors.

Record battu !

La moyenne d’âge des acquéreurs de véhicule neuf : 55,3 ans. Le chiffre est en constante augmentation ces dernières années et ne semble pas se stabiliser, bien au contraire. Pour prendre toute la mesure du phénomène deux chiffres suffisent : 25% des acquéreurs de véhicules neufs ont plus de 66 ans, quand les moins de 25 ans ne représentent que 3 % des acheteurs.

La « voiture à (grand) papa » est bien souvent française

La palme revient à Citroën qui affiche une moyenne d’âge de 60 ans. Mais globalement les constructeurs français sont dans le groupe de tête des constructeurs les plus en affinités avec les seniors, avec Peugeot (58 ans) et Renault (56 ans). Seule la marque allemande Mercedes vient perturber l’hégémonie française en se plaçant sur la troisième marche du podium avec une moyenne d’âge de 57 ans. Fidélité aux constructeurs, patriotisme ou simple habitude ? Les plus âgés préfèrent acheter Français !

Les « jeunes » se tournent vers les constructeurs étrangers

Pour voir la moyenne d’âge des acheteurs de véhicules neufs baisser il faut se tourner vers les constructeurs étrangers. C’est Seat qui s’affirme comme la marque la plus jeune du secteur avec une moyenne d’âge à 43 ans. Suivent ensuite Mini (49 ans) et Volkswagen (50 ans). Dacia, qui propose pourtant des véhicules financièrement plus abordables, ne séduit pourtant pas les plus jeunes acheteurs avec une moyenne d’âge de 55 ans, bien plus élevée que celle d’Audi ou de Kia (51 ans).

Des modèles même d’entrée de gamme toujours plus chers

Le secteur automobile s’inquiète de cette évolution. Avec un prix de vente moyen de 22 100 €, la voiture neuve est devenu un luxe qui passe bien après d’autres priorités comme le logement. Mais cette évolution du marché est aussi à mettre en rapport avec la flambée des prix des modèles neufs. L’exemple de la Clio parle de lui-même. En 2000 la Clio 2 oscillait entre 11 300 € et 16 000 €. Aujourd’hui la Clio 4 affiche un prix allant de 13 500 € à 25 400 €.

L’occasion reste la seule solution

Aujourd’hui, les particuliers ne représentent que 52 % du marché du neuf. Le reste du marché se répartie entre les flottes d’entreprises et de loueurs. Les ménages se tournent donc de plus en plus vers l’occasion qui représentait 5,4 millions de véhicules en 2014 – contre 1,79 millions de voitures neuves sur la même période. Ce chiffre inquiète les constructeurs qui perdent peu à peu le contact avec leur clientèle. Mais si l’occasion est la solution pour de plus en plus de français, elle a aussi un coût avec des véhicules qui nécessitent plus d’entretien et qui bien souvent consomment plus. Et pour les jeunes qui achètent leur premier véhicule, la facture s’alourdit un peu plus avec des frais d’assurances importants.

Face à ce constat une seule question : qui pourrait injecter un peu de sang neuf dans un marché qui vieillit à vue d’oeil ?

Le conseil de DEKRA Automotive

Qui dit véhicule d’occasion, dit contrôle technique ! N’oubliez pas que celui-ci est obligatoire en cas de revente de véhicule. Un procès verbal de moins de six mois doit être délivré par le vendeur. Cela permet à l’acquéreur de prendre possession du véhicule en toute tranquillité.

Pour trouver votre centre de contrôle technique le plus proche : dekra-norisko.fr