Voiture connectée : la révolution en marche

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Si les smartphones et les tablettes ont conquis la planète, c’est à présent l’industrie automobile qui fait rêver les grands acteurs de l’informatique et d’Internet. Alors que la voiture sans conducteur fait de timides essais, la voiture connectée fait déjà l’objet d’une bataille sans merci.

A l’heure du tout numérique, la voiture connectée apparaît comme une évidence

L’évolution vers la voiture connectée se rapproche du parcours suivi par le téléphone portable. Il s’agit en effet d’intégrer aux automobiles diverses options capables d’améliorer la qualité de la conduite, mais aussi de proposer au conducteur un large éventail de fonctions annexes.

L’objectif de la voiture connectée ? Renforcer la sécurité, proposer des solutions pratiques au conducteur en lui donnant accès à plus d’informations et en lui permettant de communiquer toujours plus. Bien entendu, des dispositifs déjà bien connus sont intégrés à ce type de véhicule : info trafic, indication du meilleur itinéraire ou de la place de parking la plus proche, état général du véhicule. Mais la voiture connectée ira beaucoup plus loin.

Parmi les fonctions attendues : internet embarqué utilisant le réseau 4G, compatibilité avancée avec les autres outils connectés (smartphones, tablettes, montres), autonomie du véhicule améliorée, etc. L’idée centrale est simple : transformer la voiture en assistant, capable de fournir des informations fiables en temps réel en communiquant avec d’autres véhicules et d’autres objets connectés.

Le prochain grand virage de l’industrie automobile

Cette évolution marque un changement radical. Désormais, les véhicules s’apparenteront de plus en plus à des « plateformes », dont les éléments qui les constituent ne seront plus l’apanage exclusif des concepteurs, mais seront adaptables aux diverses fonctionnalités, pas toujours prévisibles, que pourra réclamer le consommateur-conducteur.

La voiture connectée va ressembler aux ordinateurs, tablettes et autres téléphones. Des équipements et des applications pourront être ajoutés au véhicule. Même après sa sortie de l’usine, la voiture sera encore transformable, modulable, selon le bon vouloir du client.

Alors que le secteur est encore morose, la voiture connectée pourrait donc représenter un relais de croissance majeur pour toute la filière.

La voiture connectée au centre d’une bataille de titans

Google, Apple, Microsoft, IBM… Les grands leaders de l’informatique et du Web ont désormais un nouveau territoire à conquérir. Pour les constructeurs qui souhaitent se lancer sur ce nouveau terrain, un partenariat avec l’une de ces entreprises est un gage de réussite.

Mais certains constructeurs pourraient préférer à ce type de partenariat le développement d’une branche informatique au sein de leur propre firme. Cela pousserait les constructeurs à se réinventer, en intégrant de nouveaux métiers dans leur structure et leur permettrait aussi de garder la mainmise sur toute leur production. Ce choix semble cependant très risqué.

Une troisième voie est proposée par la société américaine OpenCar, à l’origine d’une plateforme ouverte à une plus grande variété d’applications, sans restriction liée aux systèmes dits « propriétaires », fermés aux autres concurrents.

Encore du chemin à parcourir

L’Open Automobile Alliance est à l’origine du dernier coup d’éclat dans le domaine de la voiture connectée. L’OAA, qui scelle l’union de Google, General Motors, Audi, Honda, Hyundai et la société d’électronique Nvidia, a ainsi été officiellement lancée en janvier lors du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas.

Malgré tout, Apple ou Google sont bien loin de détenir le monopole d’un marché encore imprévisible. D’autres grandes puissances du multimédia se sont déjà lancées dans l’aventure : Microsoft, allié à Ford, Blackberry, ou encore IBM qui pourrait prochainement annoncer son alliance avec Continental.

Au-delà des rivalités, c’est sans doute la quantité et la qualité des services proposés qui fera la différence. Et dans ce domaine, tous les scénarios sont imaginables. Le consommateur, de plus en plus acteur, toujours plus connecté, va influencer l’offre d’une manière inédite dans l’histoire de l’industrie automobile.

La course ne fait que commencer !

 

Crédits photographiques : Geeko