Faut-il investir dans une voiture de collection ?

Au-delà de la passion qu’elles suscitent et de la fierté qu’elles procurent une fois installé à leur volant, les voitures de collection sont aussi de véritables mines d’or pour les investisseurs. Mais attention, le marché est en train de se retourner.

L’âge d’or de l’investissement en voitures de collection a commencé il y a un peu plus de dix ans. Le marché s’est alors envolé, avec des modèles qui ont vu leur prix atteindre des records. Un placement alors bien plus rentable que la bourse ou l’immobilier.


Un véhicule ancien n’est pas nécessairement de collection

Est considéré comme véhicule de collection un véhicule de plus de 30 ans d’âge et ayant pour mention « véhicule de collection » sur le certificat d’immatriculation. Dès lors, le contrôle technique d’un véhicule de collection s’effectue tous les 5 ans (au lieu de 2). Cependant, un décret de février 2017 exempte du contrôle technique les véhicules mis en circulation avant 1960 et portant la mention « véhicule de collection » sur le certificat d’immatriculation.

Les modèles présentés ci-dessous ne répondent pas forcément à ces critères.


Selon BFM Business, une Ferrari 365 Sport Sciaglietti de 1957 s’est arrachée 32 millions d’euros en février 2016. Un véritable record, mais qui s’explique par la rareté du modèle. Reste qu’il n’est pas nécessaire d’être millionnaire pour acquérir un véhicule de collection. Parfois, quelques milliers d’euros suffisent pour s’offrir un beau modèle à retaper… ou même en état de rouler ! Ainsi, 40.000 euros suffisaient pour s’offrir une Ferrari Testarossa il y a quelques années. Sa cote a monté jusque 160.000 euros avant de se négocier autour de 80.000 euros.

Des modèles de collection à moins de 10.000 euros

Si cette catégorie de prix vous semble hors de portée, sachez que le magazine l’Optimum a établi un classement des véhicules de collection ayant le meilleur potentiel d’investissement. Et leur prix actuel est plus qu’abordable : une Audi TT, véritable féline sortie dans les années 2000 se négocie actuellement à partir de 6.500 euros. Elle reste appréciée des collectionneurs grâce à ses courbes élégantes et toujours actuelles.

Chez BMW, une Z3 coupé, racée et sportive, peut se trouver aux alentours des 10.000 euros pour espérer une culbute à 30.000 dans dix ans. Chez son concurrent Mercedes, une SL type R 129 pourra s’acquérir à 15.000 euros. Malgré son style assez classique mais finalement hors du temps, elle pourrait voir sa cote augmenter.

Un choix varié mais risqué

Bien entendu, vous trouverez des bonnes affaires chez les marques les plus prestigieuses comme Porsche, Land Rover ou encore Maserati. Mais les constructeurs plus grand public ont également sorti des modèles aujourd’hui très convoités. On ne présente plus l’indémodable Mini Cooper ou la mythique Alpine de Renault… On s’attardera également sur la Honda S2000, un modèle rare avec un moteur 4 cylindres, que l’on trouvera à moins de 20.000 euros. Plus curieux encore, le classement de l’Optimum conseille la Renault Avantime, véritable échec commercial à sa sortie au début des années 2000. Négociable à 8.000 euros, son prix pourrait bien grimper à 20.000 euros dans les dix ans, pour un modèle haut de gamme.

Reste qu’investir dans un véhicule de collection est un véritable pari et un risque financier. D’une part le marché n’est plus aussi dynamique qu’il y a un ou deux ans, d’autre part le coût d’entretien de tels véhicules atteint des sommets : changer le moteur, repeindre la carrosserie ou trouver des pièces détachées pourront vous donner des sueurs froides. Si vous débutez, mieux vaut être un véritable passionné. Car au-delà de la valeur pécuniaire, c’est toujours la valeur sentimentale qui prendra le dessus.

Photo : Philipus /123RF